
Jean-Albert Villard

Jean-Baptiste Robin

Olivier Houette
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le Sieur Lorin
Le premier organiste que nous connaissons est le Sieur Lorin.
Il jouait l’orgue de Crespin Carrelier qui précéda le Clicquot.
Il le joua même pour la dernière fois la nuit de Noël 1681,
celle où un brasero mal éteint le détruisit.
Il assista «Ces Messieurs du District», le 7 mars 1791, pour la réception
de l’orgue livré par Claude-François Clicquot après la mort de son père,
François-Henri, le lundi de Pentecôte 1790.
Le Sieur Lorin était accompagné d’un autre organiste François Veron, qui lui succéda.
François Veron
C’est à la demande de Veron que fut entrepris le relevage de 1813 de Dallery dont
il est fait mention par ailleurs.
A noter que le 24 septembre 1813, la réception des travaux de Dallery fut prononcée,
en même temps que par Veron, par un certain Alexandre Louis Henry Maresse,
organiste à Poitiers, qui officia à la Cathédrale à ses côtés.
Louis Henry Maresse : 1821 - 1837
Ce dernier assura le service après Veron, quand celui-ci fut nommé «organiste
honoraire sans émolument» le 11 avril 1821, avant de décéder le 6 janvier 1837.
M. Lorillard d’Aubigny : 1837 - 1877
Le 7 janvier 1837, le clergé nomma à sa place M. Lorillard d’Aubigny, formé au
Conservatoire de Paris, qui était un musicien d’un certain rang.
Il prit possession de l’instrument avant le démontage de la grande rosace,
en 1838 et fut entièrement satisfait des travaux effectués à sa demande pressante
par Merklin en 1871. Il décéda le 19 janvier 1877.
M. Dessane : 1877 - 1896
Le 27 mars 1877, M. Dessane était nommé sur concours pour lui succéder.
Sa demande de grande restauration donna lieu à la proposition d’Aristide Cavaillé-Coll
qui, heureusement pour l’instrument, dépassait de loin les possibilités
financières du Chapitre. Il mourut le 8 avril 1896.
Eugène Landais : 1896 - 1950
Le 1er mai 1896, Eugène Landais fut retenu sur concours parmi 6 candidats.
Il entra en fonction le dimanche de Pentecôte.
Formé à l’Institut des Jeunes Aveugles à Paris, son répertoire allait
de Bach à Widor et Vierne. Si les auteurs classiques lui étaient pratiquement
inconnus, il fut un savoureux improvisateur et un transcripteur adroit
de Wagner, Gounod et Borodine.
Malade, il quitta ses fonctions le 12 décembre 1949 pour mourir le Mercredi Saint 1950.
Jean-Albert Villard : 1949 - 2000
Son successeur, Jean-Albert Villard, né à Poitiers en 1920, fut nommé
le 31 décembre 1949. Formé à Paris par l’excellent maître que fut Edouard
Souberbielle puis, entre autres, par Maurice Duruflé, il est à l’origine
de ce qu’on appela «la messe d’onze heures et demie en musique»,
élargissant ainsi les possibilités d’écoute du grand orgue Clicquot.
Son souci essentiel fut de faire valoir un répertoire en harmonie avec
l’esthétique de l’instrument, tâche difficile à l’époque où l’on méprisait
ce «bâtard» du XVIIIe siècle.
Membre fondateur de l’Académie de l’Orgue Français de Saint-Maximin
et de l’Association Française pour la Sauvegarde de l’Orgue
Ancien (AFSOA) dont il fut Président, il fut nommé membre rapporteur
de la Commission des Monuments Historiques section Orgues du
ministère de la Culture.
A ce poste, il veilla avec un soin jaloux à la conservation du patrimoine
des orgues anciennes et, tout particulièrement, du merveilleux instrument
de Poitiers.
Il publia, en 1986, une importante étude sur l’œuvre de F.H. Clicquot qui
constitue un ouvrage de référence. Il ouvrit sa tribune aux organistes du monde
entier. Il leur présentait son instrument en improvisant une suite
à la française qui mettait en valeur toutes ses couleurs et toutes ses ressources
de registration. Il n’hésitait jamais à en prêter les claviers.
Secrétaire Général, puis Président et animateur passionné de l’Association
François-Henri Clicquot, il organisa autour de son instrument une vie musicale
intense. Celui que l’actuel Président de l’Association qualifia de
«Père reprenant une nouvelle éducation pour s’adapter au tempérament
de l’enfant un peu moins sage», après la renaissance tant attendue de 1994,
nous quitta le 28 janvier 2000, après une longue et cruelle maladie.
Olivier Houette et Jean-Baptiste Robin, 2000
Le vendredi 23 juin 2000, le concours organisé pour sa succession voit émerger
deux jeunes talents remarquables, Olivier HOUETTE et Jean-Baptiste ROBIN, âgés
à l’époque de 20 et 23 ans, qui jouent admirablement l’instrument dont ils ont
été nommés co-titulaires.
Ils poursuivent ainsi une lignée de 7 organistes qui se sont succédé en 209 ans,
les deux derniers pendant 64 et 50 ans...u |