Association François-Henri Clicquot

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L'orgue Boisseau-Cattiaux actuel -
L'orgue Boisseau-Cattiaux actuel -

Les orgues précédentes

L’historien du Poitou, Joseph Salvini, cite un orgue à Sainte Radegonde en 1455... Il est vraisemblable que cette église possédait des orgues bien avant cette date, mais nous n’en avons aucune trace...

 1497  Vers 1497 existaient de petites orgues de 12 jeux.
 1536  Elles sont restaurées par André de la Couldre.
 26 mai 1561  En pleine guerre de religion, les Gascons pillent et saccagent Sainte-Radegonde. Les restes de la Sainte sont brûlés. L’orgue de chœur et le grand orgue sont détruits et leurs tuyaux emportés.
 1565  Baptiste Tiercelin, Évêque de Luçon et Prieur de Sainte-Radegonde, fait don d’un orgue de chœur. Quelques mois plus tard, un grand orgue est à vendre à Nantes. Le chapitre en paiera la moitié, il paiera le reste.
 1597  Ce dernier est vendu à l’Abbaye de Saint-Maixent pour financer la construction d’un nouvel instrument.
 1598  Les orgues sont terminées mais une violente tempête survient le 9 juillet : l'ouragan emporte la toiture de Sainte-Radegonde. L’orgue est à reconstruire. C’est fait en 1626.
 1661  Une nouvelle modification aura lieu en 1661 par un certain Le Vasseur. L’instrument sera utilisé plus d'un siècle mais il doit être réparé en 1768, vu son mauvais état.

A la Révolution, les orgues sont détruites.

Les seuls instruments disponibles pour la musique sacrée seront un harmonium, un ophicléide et un serpent jusqu’à la fin du XIXe siècle. On décide alors le transfert de l’orgue de chœur de Saint-Hilaire qui est restauré. Complété, il est mis en place entre les colonnes du chœur, après les stalles, à gauche

 1895  Pour 30 000 francs, on installe sur une nouvelle tribune un grand orgue commandé à la Maison belge Anneessens. D’un diapason différent, l’orgue de chœur est vendu au Grand Séminaire en 1919. Mais de grosses difficultés apparaissent, dès les premiers mois, avec le nouvel instrument.
 1902  Il a besoin d’être relevé. Or la Maison Anneessens dépose son bilan en 1903. D’importants travaux sont réalisés en 1922, puis 1926, financés par la vente du tuba major de 32 pieds à la cathédrale de Narbonne. Cet instrument, sans intérêt et de piètre qualité, ne fonctionna jamais correctement, malgré de fréquents et coûteux travaux.
 1929  En 1929, le facteur Robert Boisseau réalise d’importantes modifications, mais la réfection des verrières expose l’instrument aux intempéries durant l’hiver 40-41. Il est achevé par les conséquences du bombardement d’août 41 !
 1948  Une reconstitution est confiée à Robert Boisseau en 1948 : on installe une console électrique et on modifie l’esthétique « néo-romantique » de l’instrument pour lui permettre d’accéder à un répertoire plus étendu. Mais faute de ressources, on doit conserver les anciens sommiers.
L’embellie sera de courte durée et le dernier concert fut donné en 1965. L’orgue continue à se détériorer et assume jusqu’au bout sa participation aux offices.
 1990  il devient définitivement muet.

La renaissance des orgues de Sainte-Radegonde

En 1987 avait été officialisée l’Association pour la Renaissance des orgues de Sainte-Radegonde. Elle verra ses efforts couronnés en 1997 par l’inauguration du nouvel orgue Boisseau-Cattiaux.

  • L'ancien orgue de chœur
    L'ancien orgue de chœur